ACTE 111, SCEINE III
gne, vous! oh! vous, du moins, dans le secret de votre cœur, vous pardonnerez à la pauvre mère. [Elle tombe à genoux.)
DE LAVIEUVILLE
Relève-toi, Marthe... je n'ai rien à te pardonner, relève-toi... Ce que tu as fait, tu devais le faire... la nature qui protège les plus faibles veut que le dévouement, au lieu de remonter à sa source, descende toujours des parents sur leurs enfants . — Je le sens bien, moi, car vois-tu, si j'avais à choisir entre toi et Marie, mes vœux seraient aussi pour toi, Marthe, mais le sacrifice serait pour elle. {Il prend la plume.) Tu vas voir si jo l'aime.
MARTHE
Arrêtez! vous ne vous souvenez donc plus de ce que contient cet acte?
Je me souviens .que Georges sait tout, et qu'il faut sauver Marie. {Il signe.)
MARTHE
Marie... Mais si vous vous dépouillez de votre autorité, qui la protégera?
DE LAVIEUVILLE
Son époux!... tout est convenu, tout est arrangé... je la donne au jeune comte de Lestrelles... Nous signons le contrat aujourd'hui même.
MARTHE
Au comte de Lestrelles!... {A part.) Ah! tous mes doutes renaissent!... Faites, mon Dieu! que je ne la sauve pas du malheur par un crime.