GEORGES, MARTHE
MARTHE
Eh bien! Georges I... tous vos vœux sont comblés, vous êtes heureux !
GEORGES
Ne le crois pas, Marthe ; tout a l'heure, quand j'étais seul encore, une bonne résolution m'est venue... je me disais : c'est payer trop cher le rachat de ma faute et l'amour d'une femme... j'allais renoncer à cet amour, et, défiant Saverny, je voulais tombe! aux genoux de notre père et déchirer cet acte.
MARTHE
C'est Dieu qui t'inspirait, mon frère.
GEORGES
Alors, il fallait qu'il me donnât la force de résister à la volonté de cette femme, de cette femme qui a tout quitté pour se rapprocher de moi... Elle est au château de Franville, où elle m'attend, oit elle m'appelle... En apprenant son arrivée, j'ai senti s'éteindre mes remords et se réveiller mon amour; j'obéis à cet amour, Marthe, j'obéis à ma destinée.
MARTHE
C'est monsieur de Saverny, votre créancier, qui vous a apporté cette heureuse nouvelle, et pour prix d'un lel message vous vous hâterez, n'est-ce pas, de lui donner ftOtrd fortune à dévorer /