MARIE, JEAN
jean, une affiche à la main, frappant à la porte de Marie. Mam'zelle -Marie, mam'zelle Marie.
marie, ouvrant.
Ah ! c'est vous, père Jean !
jean, avec joie entrant.
Mam'zelle, bonne nouvelle ! j'ai trouvé la personne aux billets.
MARIE
Ah ! tant mieux !
Oui, j'ai relevé ce matin une vieille affiche d'un mois, tenez, (Lisant.) « Il a été perdu dans la nuit du mardi gras douze février... » c'est bien ça, vous savez, c'était la nuit de l'enfant. (Reprenant.) « Il a été perdu dans la nuit du mardi gras douze « février, du boulevard Poissonnière au faubourg Saint-Antoine, « dix billets de banque de mille francs. La personne qui les a « trouvés est priée de les rapporter rue Saint-Louis, numéro 4, « au Marais, à madame Potard, sage-femme, qui donnera une « honnête récompense.., » Ouf! je vais donc pouvoir les rendre enfin !
MARIE
Bon débarras!...
JEAN
Je vous en réponds!
marie, cherchant dans les tiroirs.
Où donc ai-je mis cette bague?
JEAN
Mais tenez, pour être content tout à fait, je voudrais à cette heure vous voir trouver aussi la personne à l'enfant... marie.
Ah! par exemple, père Jean, ce n'est pas la même chose...
JEAN
Oui, je voudrais vous voir débarrassée de l'enfant comme moi de l'argent...
MARIE
Pauvre petit... au fait, il serait peut-être plus heureux!... Mai- non, on ne l'a pas perdu, lui, par hasard; et si on l'a abandonné, c'est qu'on ne pouvait pas le garder; allez! il est encore iuicuxavec moi.