‹ ThéâtreChapitre 440 sur 449 · SCÈNE XIÏ · texte numérisé non relu

SCÈNE XIÏ

PAUL

Mon père...

RAYMOND

Ton orgueil à mes yeux se révèle.

Tu crains dans la famille une gloire nouvelle. Prends-y garde : en dépit de toi-même, je veux Le servir dans ses goûts et l'aider dans ses vœux. C'est à moi que tu dois ton talent que l'on piône : Instruit par mes leçons, je veux qu'il te détrône. Le public transporté dira qu'Arnould lui seul, En effaçant son père, égale son aïeul.

Le manteau de Crispin, sa fraise, sa rapière, Si bien portés par moi dans ma longue carrière, Cher Arnould, si tu veux à moi t'en rapporter, Je peux montrer encor comme il faut les porter; Et pour preuve, attends-moi : bientôt monsieur ton père Pourra voir... je reviens... j'étouffe de colère.

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