SCENE VI
DUCREST, seul, puis ADOLPHE, puis LA VELINE.
DUCREST, seul, se promenant.
C'est évidemment Félicie Bouchotte, ou encore madame Ilaubourdin... Mais oui... Mais pourquoi pas? (Il sonne. Adolphe paraît.) Priez M. La véline de descendre me parler. (Adolphe sort.) S'il a vu quelque chose, celui-là me dira tout.
LAVELINE, entrant, un paquet de dossiers sous le bras.
Voici les dossiers, cher maître. D'abord... DUCREST,
Je verrai plus tard, posez çà et là. Il y a plus urgent. Asseyez-vous, et écoutez-moi,.. rLaveline s'assied
CHER MAITRE IQS
visiblement gêné.) Je tiens à vous prévenir que cette conversation est rigoureusement confidentielle et que je désire que tout ce qui va se dire ici reste absolument entre nous.
Mais, mon cher maître...
DUCREST
Ne m'interrompez pas, je vous en prie. Je suis fort énervé, je perdrais le fil. Contentez-vous, mon petit, de répondre à mes questions, et aussi nettement que possible; avec moi d'ailleurs, vous savez que les équivoques ne servent à rien. En deux mots, voici : il se passe actuellement dans mon ménage des choses déplaisantes, des choses étranges et sur lesquelles je suis décidé à faire la pleine lumière. (Laveline a saisi un coupe-papier et joue avec pir contenance.) Laissez donc ce coupe-papier... (il le lui retire.) Je dis la pleine lumière... Mais d'abord procédons par ordre... Cet été à Paris, vous avez assisté une douzaine de fois aux séances de musique de chambre organisées par madame Haubourdinr
LAVELINE
Oui, mon cher maître.
DUCREST
Qui y avait-il à ces séances ?