SCÈNE VI
WARWICR, SUMMER.
SUMMER
OsERAi-jE annoncer ce que je viens d'apprendre : Elisabeth...
WARWICK
Arrête. Ah ! je crains de l'entendre.
Tu viens pour confirmer ces horribles récits.. . Eh bien ? Elisabeth Achève. Je frémis.
SUMMER
Èlùabeth , seigneur , va vous être ravie. C'est d'elle que j'ai su toute la perfidie , Les indignes complots pre'pare's contre vous. Edouard veut ce soir devenir son époux ^ Et son père , ébloui de ce rang si funeste , Abandonne sa fille aux nœuds qu'elle déteste.
10 WARWICK
Elle cberche l'instant de vous entretenir.
•WARWICK
De cet excès d'horreur je ne pnis revenir. Allons , je ne prends plus que ma ra^e pour guide ; El je veux qu'Edouard.. . Je l'aimais le perfide! Js sens pour le haïr qu'il en coûte à mon cœur.. . Peut-on porter pfus loin la fourbe et la noirceur ?
SUMMER
11 ne peut sans vous perdre obtenir ce qu'il aime; Il doit vous redouter ; redoutez-le lui-même.
Si de vos intérêts vous écoulez la loi...
■WARWICK
Que d'affionts rt'unis ! Etaient-ils faits pour moi ? Ah! qu'un vil courtisan, qu'un père impitoyable Envers sa fille et moi se soit rendu coupable; Qu'il ait conçu l'espoir , en me manquant de foi , De briller pi es du trône à côté de son roi , J'excuse avec me'pris sa basse complaisance ; Je le dédaigne trop pour en tirer vengeance. Mais que, plus criminel et plus lâche en effet , Edouard sans roucii... 11 le veut... C'en est fait. O toi, par laui d'aïuour Ji mon sort enchaînée, O chère Elisabeth à me» vœux destinée, Cieux , témoins des transports de Warwick. outrage, Je jure ici par vous que je serai vengé ; Entendez le serment que ma bouche prononce , Signal aâjrcux des maux que ma fureur annonce.