VALÉRIUS
Le coup qui les accable a frappé Rome enlicrc.
i56 VIRGIMFÎ.
Leur inlérèt m'atuènc. On m'a dit qu'Appiiis Seul et dan.s le secret écoute Claiidiiis, Tandis que votre eponse est auprès de Plaulie : Je sens toute l'iiorreur dont votre amc est remplie. Pardonnez h mon zèle, à mon empressement. Pour être instruit de tout j'ai sai.--i ce mouient. Quel est cet attentat qui nous couvre de lionie? Parlez : aux se'nateurs je dois en rendre compte.
ICILICS
Non, seigneur', l'imposture et la perrersite
Par un coup plus Irardi n'ont jamais éclate'.
D'une semblable amJace il n'est aucun exemple.
Je suivais Viri^inier '. viarcljais vers le temple.
Claudius lout-à-coup se présente à mes veux.
Il m'ariète; et d'un geste et d'un cri furieux :
« Rends-moi, rends-moi, dii-ii,mon bien que jeruclame.
« Cette esclave jamais ne peut être ta femme.
« Esclave, suivez-moi , » poursuit-il, et soudain
J^ève sur Virginie une insolente main.
Je le saisis lui-même, enflamme de furiej
Le peuple nous entoure . et le traître s'e'crie :
<c Romains , secourez-moi : j'atteste devant vons
v( I^a justice et les lois , qui sont faites pour tous.
« Je demande une esclave à son maître enlevée;
« Klic naquit cliez moi , sa naissance est prouvée. »
Iciiius s'oppose à de si justes droits.
« Devant le dccemvir qu'on nous mène tous trois.
■■< Qu'il notis jucc. » A ces mots , j'aperçois Virginie
Dans les bras de Barcc'tombant évanouie.
Je l'appelle ; elle était sans voix , sans mouvement.
Peignez-vous mon état dans ce fatal moment^
Concevez , s'il se peut , cette épreuve criielle.
Je m'adresse h Menés, mon afVrancbi fidèle.
« Cours, lui dis-jc, à Plautie appretids ce que la vois, u
Il vole, lui dit tout , elle accourt à sa voixj
Virfjinie ouvre enfin les yeux à la lumière.
Je console, encourage et la fille et la mère.
Tout le peuple h grands cris les pressait avec mo»
D'aller au tribiuial . oii sans doute la loi
Les vengerait bientôt de cet indigne outrage.