‹ Théâtre françaisChapitre 130 sur 184 · LE CHEF DES LICTEURS · texte numérisé non relu

LE CHEF DES LICTEURS

Seigneur , d'Icilius la prison est forcée.

Le peuple , lui formant de nombreux défenseurs ,

A brisé les faisceaux , repoussé les licteurs.

Il a fallu céder à cette aveugls rage.

Le tumulte s'accroît; et si dans cet orage

Vous n'opposez la force aux mutins enhardis,

Bientôt les décemvirs cessent d'être obéis.

APPIUS

J'ai de quoi réprimer une foule rebelle ,

Et je n'ai point appris .'. trembler devant elle.

Je vais dans un moment, malgré ces vains complots ,

D'un courroux passager faire tomber les flots.

Ou'à ta voix nos soldats viennent ici se rendre;

Va , que du Capitule on les fasse descendre ;

Et je leur porterai mes ordres absolus.

Les Romains mutinés connaîtront Appms.

^^' (Le chef des licleurs sort. )

PLATJTIE.

Tourne contre nous, au gré de ta furie , Les glaives destinés à servir la patrie. Impose par la force aux Romains étonnes, Et poursuis jusqu'au bout tes projets forcenés. Le ciel les confondra : va, j'attends sa vengeance ; Ou s'il pouvait jamais, trompaat mon especancc ,

176 VIRGIME.

Abandonner ma Elle à tes noirs attentats , Il faut auparavant ni''imnioIer dans ses bras.

{Elle son.)

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