‹ Théâtre françaisChapitre 145 sur 184 · ACTE V , SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V , SCÈNE III

Peut souffrir tant d'horreurs ? qui de vous n'est pas père? Si nies mains ne gardaient une tète si chère , Mes mains de ce tyran déchireraient le cœur. . . Avez-voiis des enfans? sentez-vous mon malheur ? Tranquilles et muets , vous voyez ce spectacle...

( Aux licteurs. ) Non, barbares, jamais.. .

APPICS.

Ecartez tout obstacle; Obéissez , licteurs.

VIRGINIUS

O dieux ! qui l'ordonnez, Je sauve son honneur que vous abandonnez.

( Au moment où sa fille va lui être arrachée , il met la main sur un poignard caché sous ses habits. ) Recois de mon amour la marque la plus chère. . . Meurs vertueuse et libre , et de la main d'un père. Meurs.

( Il frappe sajille.)

VIRGINIE

J'expire.

PLAUTiE , recevant sa fille dans ses bras et la soutenant ai^ec ses fommes.

Ah ! grands dieux ! cruel , qu'avez-vous fait ?

ICILIUS

Malheureux !

viaGiNius, allant vers le tribunal.

La voilà, monstre 5 es-tu satisfait?

Par ce sang , qu'a verse cette main paternelle , Je de'voueanx enfers la tète criminelle. Romains ! voyez ce sang! c'est moi. ..non, par ma main, Appiiis a plonge' le poignard dans son sein \ C'est lui, lui.. .

APPIDS.

{Il estdescendu de son tribunal égaré et furieux. )

Oe mes sens , dieux .' quelle horreur s'empare ! Quel spectacle !.. soldats , saisissez ce barbare.

rgC VIRGINIE.

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