SCÈNE IV. LE CURÉ, MÉLANIE
mÉlAnie , a part, dans le fond.
O Dieu ! changez mon cœur, ou bien changez mon sort! Dieu! fléchissez mon père ou m'envoyez la mort !
LE CURÉ
Approchez , mou enfant , et soyez sans alarmes.
Si je viens près de vous, c'est pour sécher vos larmes.
]\e me les cachez point et laissez-les couler.
Sans témoins , sans réserve ou peut ici parler.
!Nul n'osera troubler cette sainte entrevue.
Vous frémissez! ... Eh quoi ! redoutez-vous ma vue ?
MÉLANIE, avec égarement.
Je ne sais où je suis... ayez pitié de moi. Tout dans un pareil jour doit inspirer l'effroi. D'un père rigoureux n'ètes-vous pas complice ? Venez-vous m'annoncer l'instant du sacrifice?
'est celui de mes jours... c'est celui de mon cœur. .. Il est aflVcuX; barbare... il me glace d'horreur...