SCENE I
Madame DE FAL BLAS , MGNVAL.
Mad. DE FAUBLAS.
C'est vous qui dans ce lieu m'avez fait demander ! IVlonval, en un ici jour qu'osrz-vous liasarder ! Voiie visite ici me semble téméraire j A monsieur de Faublas elle ne saurait plaire. Vous le savei ; il va rentrer dans un instant. Chez Tabbesse avec nous noti-e cure l'attend. N'apprcLendez-Tous pas.. .
MONVAL
Et pourquoi me contiaindre?
Qui n'a plus rien à perdre a-t-il encore h craindre ? L'aspect de votre époux ne peut m'intiniider ; Je n'ai plus avec lui de mesure à garder. Non , je ne lui saurais iiardonner de ma vie j Il va sacrifier l'aimable ÎMclaide!
Et vous l'avez souflert .' Et vous Pavei permis ! Il faudra que , livrée .H (rc'iernels ennuis. . .
Mad. DE FAUBLA5
Toujours votre douleur est trop impétueuse. Supposez-vous ma iille ;\ ce point inalheoreuse ? Qui vous l'a dit monsieur ? Et quel penchant si cher Au monde qu'elle ignore aur;iil pu rattacher ? Son 0 l'ur avec le vôtre est-il d'intelligence? Vous abusez, Monval, démon trop d'iiidulgence. Vous m'avez conGé votie autour , vos projets. J'en auiais désiré de plus heureux effets. Vos senliuiens sont purs ; ils n'ont pu me déplaire; Et ma fille sans doute , ainsi qu'à vous, m'est chère. Mais vous la connai.-.se;t ; elle fait son devoir , Et son père a sur elle un absolu pouvoir.