SCÈNE IL
Monsieur DE FAUBLAS, MÉLANIE.
M. DE FAUELAS.
\'ous m'avez demande : qu'avez-vous à me dire? .T'ai cru que le devoir reprenait son empire , Que vous alliez enfin obéir à ma voix.
MÉLANIE , (Vun ton calme et tremblant.
J'ai voulu vous redire une seconde fois Que le joug du couvent h mes yeux e.st horrible; Que la mort , oui , la mort me semble moins terrible j Que , s'il faut Ji ce jouiï que mon sort soit livre', On peut attendre tout d'un cœur de'bespere; One de ce desespoir , qui de tont est capable. D'avance devant Dieu je vous rends responsable.
M. DE FACBLAS.
Allez, qnand vous anrez rempli sa volonté';
Lui-même il btnira votre docilité.
Lui-même il vous rendra le calme et le conrage.
MÉLANIE
Le courage ! j'en ai, j'en saurai faire usage. Je n'ajoute (]u'un mot: si vous étiez certain Que l'heure où dans le temple un sci ment inhumain Aurait à ce couvent enchaîne; ma misère,