‹ Théâtre françaisChapitre 180 sur 184 · MELA?\1E · texte numérisé non relu

MELA?\1E

On n'a plds de parens dans ma (Voide demeure. Il en est que j^abliorre , il en est que je pleure. Vivez du moins, vivez plus heureuse que luoi.

Mad. DE FAUBLAS.

Heureuse! quand tu veux me séparer de toi !

Ciel ! je perds un enfant, et je tremble pour Tautrc :

On ne vient point encor.

MÉLAME.

Mais quel trouble est le vôtre?

Vous de'toarnez de moi vos regards et vos pa-, ? Il n'est plus temps de craindre , et qu'avez-vous ?

Mad. ITE FAUBLAS.

Helasî Je ne puis re'sister à mon inquiétude.

T)e ce double tourment le poids devient trop rude. Je vois ton front pâlir et tes traits s'alte'rer !

mÉlasie.

Ciel ! ô ciel! de qnel feu je me sens dévorer! Toute ma fermeté cède au lii.d <iui me tue. J'espérais dérober ma mort à ^olre vue... Que celui qui la cause en serait seul témoin. Le poison...

( Elle tombe dans le fauteuil. )

Mad. DE FAUBLAS.

Dieu ! je cours...

MÉLAJflE.

Non , demeurez; ce soin Ne me sauverait pas, il n'est plus de remède. Il n'en est plus.

Mad. DE FAUBLAS court out^rirla porte du parloir. Venez , ah ! venez à mon aide.

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