SCÈNE VI
EDOUARD, SUMMER; WARWICK, apporté sur un fauteuil par des soldats \ SUFFOLCK, ELISA- BETH j GARDES, SOLDATS, dans le fond.
ELISABETH , courant a J-F arwick.
Warwick. , cœur noble et malheureux!
{Summer et Suffolek sont derrière le fauteuil de tf^arwich. )
ÉDOtTARD, a Warwick.
Hei OS que j'ai cht'ri , que je perds par un crime , Ah ! ma vengeance au moins peut t'ofiiir ta victime: 'Cette femme barbare, au milieu des tourmens, Bientôt. . .
WARWICK
Écoutez moins de vains ressentimens.
Renvoyez à Louis cette reine cruelle 5 Il pourrait la venger.. . Ne craignez plus rien d'elle. Ce peuple qui m'aima , la de'teste aujourd'hui : Qui m'a donné la mort , ne peut régner sur lui. Pleurez moins mon trépas. . . ma carrière est finie Dans l'instant le plus beau dont s'illustra ma vie. Ma voix a fait encor le destin des Anglais , Et j'emporte au tombeau ma gloire et vos regrets.
ELISABETH
Ah! ton Elisabeth ne pourra te survivre j J'ai vécu pour t'aimcr, je mourrai pour te suivre. Dans la nuit du tombeau tous les deux renfermés , Unis malgré la mort. . .
52 WARWrCK.
WARWlCK.
Vivez, s,i vous m'aimez.
( yt Edouard. )
Soyons vrais, de nos maux n'accusons que nons-méme: Voue amom f,.i aventrle, et mon orgueil extrême. Vous i\\ iez oiibJii' mes services ; et moi J'oubliai irop, litlas! que vous étiez mon roi. Kou» en s.imuic!, punis. . . Mes fo.cei. s'aflaiblissent ; Ma voix meurt cl sYieint , et mes yeux s'obscurcissent.
( A Elisabeth. ) Ma clière Eli.sabcili , adieu, séchez vos pleins; Je lessen;. à la fois la luori et vos douleius. Helas ! il est aflreiix de quitter ce qu'on aime!
( A Edouaid ) Répanz, s'il se peut , son infortune extrême ; Sur SCS jouis uialheurLux répandez vos bienfaits. W arvrick meurt votre ami. . . ne l'oubliez jamais.
( li meurt.)
fl* D£ WAAWICK.
PHILOCTÈTE