SCÈNE IV
ÉDOLARD, MARGUERITE, ÉLISARETH, SUFFOLCK.; gardes, Ja7« le fond.
MARGUERITE
Le destin me ramène à tes yeuxj Tu me vois ta captive, et pourtant triomphante. Tremble; j'apporte ici le deuil et IV-pouvante:
{A Edouard.) {A Elisabeth.)
Warwick est ton ami ^ Warwick est ton amant: Frémissez tous les deux dans ce fatal moment: Il meurt.
ELISABETH
Warwick !
ÉDOCARD.
O ciel !
MARGUERITE
Et j'ai proscrit sa vie.
De fidèles amis ont servi ma furie; Mêlés parmi les siens , ils l'ont enveloppe : Toi seul es plus heureux , toi seul m'es e'chappc.
Edouard.
Barbare !
MARGUERITE
J'ai détruit ton défenseur coupable :
Qu'il me servît , on non, sa mort inévitable Dut punir aujourd'hui son infidélité, Ou rort;iitiilcux secours (jue son bras m'eût prête. Toi , tu peux le venger ; et tu peux méconnaître Les droits des souverains : tu n'es pas né pour l'être.
( Elle sort. }