‹ Théâtre françaisChapitre 5 sur 184 · SCÈNE in · texte numérisé non relu

SCÈNE in

(Elie sort.)

EDOUARD, SUFFOLCK snxE n'F ^*-^^t&, dans le fond.

ÉDOrARD.

Che, an" ou *n.o"" '"' '"'^'"" ^^'"^ '"'-nentce. T.. J'as connu L '*"' "*' "'""' ^ '" veux^

pent-^t^e^;; :. ?^;r^:,*^-;^'^ - — ,/

Cet ;.mn ™ ^«.PO'nt J amour est-il ie maître' ^et amour jnsqu'.c. vainement combattu Don trouât ma rai.on , dont frémit n.a v^rtu Q '. va n,n.q„er un terme /. ma eloire flétrie ' *•« q'ii pourtant, litias ' mVo . i i "'^'"*^' " 'lois l'en souvenir ', ' ^'"' ,*=''^^ ^^^^ "^ vie.

Surpris de mon Ztt H " • ''"' '"'■'" P^'"' «'•"'•• Je vis tousT . ' '^^.'"'^'-'^'ème alarme,

'J'u vois cT, ; '"r^^" '^°"""" ^^ f-Wesse. Le retour' de w!!l"V ' " ""'"' ^""^ '^^"^ ^« ''•^"^ J'ai frémi d7n ".' "■""^"^' '"^^ ^'«"^

Expose s nsdï "". '""'"^ ' "* ='PP'-«<^'>« . •Te Ute ce? . "-'m •'" '"^'" --eproches. "ate cet J.ymen : ,'ai voulu prévenir

Pour Car e'sTl^bar""'-^ "■""^'^ P'" '^^ ''^f»'-*^ . ses combats précipite son crime.

ACIK I, ^^CT.'fiK 111.

SUFFOLCK..

Sans doute qu'aujourd'hui , prêt à former ces nœuds , Vous en avez prévu les effets h;isardeux. L'amour excuse tout, alors qu'il est extrême. Votre ame , en s'y livrant , se condamne elle-même j Mais l'objet qui pour lui vous fait tout oublier, En partageant vos feux , doit les justifier.

EDOUARD

L'aimable Elisabeth au printemps de son âge, Peut-être de l'amonr ignorant le langage, M'a fait voir jusqu'ici dans sa timidité, Ce trouble intéressant qui sied à la beauté ;

* Moi-même , je l'avoue , interdit devant elle ,

* Rougissant maigre moi de mon erreur nouvelle,

* Commençant des discours que je n'achevais pas ,

* Je n'ai presque parle que par mon embarras. Mais j'ai peine h penser qu'une plus chère flamme Ait surpris sa jeunesse et me ferme son ame. Elle a peu vu l'e'poux qni lui fut destine.

On écoute sans peine un amant couronne, Offrant avec sa main le sceptre d'Angleterre. ► Enfin je l'aime assez pour apprendre à lui plaire. C'est Warwick qni produit mes troubles inquiets; Je songe à son courroux, et plus h ses bienfaits: Je détruis dans ses mains les fruits de sa prudence , Je l'expose lui-même aux mépris de la France. Eh ! qui sait, dans l'ardeur de ses ressentimens , Jusqu'où peuvent aller ses fiers emportemens?

SBFFOLtK.

Peut-être vos débats vont rallumer la guerre...

ïdoçard.

C'est un astre sanglant qui luit sur l'Angleterre. De Lancastre et d'Yorck les partis opposés Ont fait couler le sang des peuples écrasés. L'Anglais, environné du meurtre et des ravages, A compté jusqu'ici ses jours par des orages. A peine il semble enfin goûter quelque repos , Faut-il que je l'expose à des malheurs nouveaux ?

" WARWJtCK.

C'est en loi, cher SuflbJck , ^„e mon espoir réside Qu aux remparts de Paris mon intertU te Ruide Vole , et préviens Warwick; ne lui degnife rien' • Va, mon cœur nVst pas fait ponr abuser le sien • Pems-Iu, tout mon amour, mes feux et mon ivrc'sse • tA s, son am.t.e pardonne h ma faiblesse , qa d elevc ses^vœux à l'hymen de ma sœur • (j?ne ce noeud de plus prés l'attache à ma grandeur loujoars l'ambuion fut sa première idole L amour n'est à ses yeox qn'un prestige f.'i«,Ie ïjlisabeth sur l„i n'a point cet ascendant Vm semble humilier son cœur indcpendanl , Q.U subjugue le mien trop flexible et trop tendre: A d.s nœuds plus briUans son orgueil va prétendre : Vu», josel'esperer.

SUFFOLCK.

"ais Louis, irrite'

^e voir rompre l'hymen entre vons arrête Peut demander bientôt raison de cette injure

EDOTARD.

Sans cet hymen forcé la paix peut se conclure Irop occupe lui-même en ses propres états 11 n'ira pomt donner le signal des combats • ' Fameux par l'artifice, et non par la victoire Jaloux de sa puissance , et non pas de la gloire t.e prmce, malheureux dans le sein de k paix' t.st accable du soin d'opprimer ses sujets. '

Et , pour a.surer mieux la paix oîi je l'invite Je prétends, sans rançon, lui rendic Marguerite Cependant en mes mains je retiendrai son fils , «cjeton dangereux, cher h mes ennemis.

l 01, ne perds point de temps.

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