‹ Théâtre françaisChapitre 52 sur 184 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PYRRHUS, ieuZ; ( // tient à sa main l'arc et les flèches d' Hercule. )

« Les voilà donc ces traits par qui la destinée

« Doit marquer d'Ilion la dernière journée;

(c Ces traits à qui le ciel attacha notre sort,

« Et qui d'Achille enfin doivent venger la mort!

« Philoctète en mes mains ainsi les abandonne!

« On veut les lui ravir, et c'est lui qui les donne !

« Mais ce n'est lien encor, si lui-nième avec nous

« Ne marche à ces remparts dévoue's à nos coups.

« Il est loin d'y penser; et, tout prêt à me suivre,

« A mes soins , à ma foi l'infortune' se livre.

« Et je le trahirais ! non : ce retour affreux

« Est indigne d'un cœur qu'il a cru ge'ne'reux.

« 11 faut lui dire tout : c'est trop en croire Ulysse,

76 PHILOCTETE.

rt Trop contre Philociète employer l'arliGce,

« Abuser conlre lui de son horrible c'tat :

« Tromper un malheuieux est uu double attentat. »

Mais il vient.

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