‹ Théâtre françaisChapitre 53 sur 184 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

PYRRHUS, PHILOCTETE, deux soldats.

PHILOCTETE.

O réveil ! ô jour qui tne ranime!

Pyrrhus, est-il bien vrai ? ta bonté magnauime Par l'excès de mes maux n'a pu se rebuter! Pyrrhus près d'un mourant a donc pu s'arrêter ! Et sans que ii.on malheur le fatigue ou reflraie , Il supporte l'aspect et l'horreur de ma plaie ! Achille t'a transmis sa gtntfrosité.

Les Atrides ainsi ne m'avaient pas traite. IMais allons. Je suis prêt à marcher au rivage. Le sommeil , du poison a suspendu la rage. ^'iens.

Que ferai-je , helas !

PHILOCTETE.

Tu balances!.... ô ciel !

PTRRHOS , à part.

Oserai-jc lui faire un aveu si cruel ?

PHILOCTETE.

La pitié que d'abord tu m'avais annoncée , Du poids de mes malheurs serait-elle lasse'e?

PTRRHDS.

Oh! combien la vertu souffre à se démentir !

PHILOCTi:TE.

De quelle faute ici peux-tu te repentir?

Les secours que de toi j'attends dans ma misère ,

^e feront point rougir les mânes de ton père.

PTRRHCS.

C'est moi qui dois rougir, moi, qui suis désormai»

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