‹ Théâtre françaisChapitre 68 sur 184 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

VÉTURIE , coriola:n'.

CORlOLAjr.

Croitil que, de son sang démentant la noblesse,

Veturie à .son fils ordonne une bassesse ?

Il vous connaît bien mal, s'il ose s'en flatter.

VÉTVBIE.

Oui, votre honneur m'est cher, vous n'en pouvez douter.

Veturie à vos jours préfère votre gloire.

Mon fils, après ce mot, daignerez-vous m'en croire?

CORIOLAN

Ah! ce cœur est h vous, vous l'avez su former. Chaque jour, chaque instant m'apprend h vous aimer. De tous vos droits sur moi vous devez i^tresiuc , Et la reconnaissance ajoute à la nature. Vous le savez : depuis qu'enlevés au berceau Mes deux fils ont suivi mon épouse au tombeau, Ma tendresse sur vous s'attacha tout entière, Et le ciel h mon cœur n'a laisse qu'une mère. Ce n'est qu'en votre sein que je puis m'epanchcr. Cet ami , dout les soins ont droit de me loucher,

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