‹ Théâtre françaisChapitre 7 sur 184 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

WARWICK, StMMER.

WARWICK

Je ne m'en de'fends pas j ces transports , cet hommage ,

Tout ce peuple à l'envi volant sur le rivage ,

Prêtent un nouveau charme à mes feliciltfs :

Ces liibuls sont bien doux quand ils sont mérités.

•fai placé sur le trône un roi di^e de l'être.

Liondrrs ne verra plus son méprisable maître,

Henri dans la langueur tombé presque en naissant,

Et d'une épouse alticre esclave obéissant.

f]ntre deux nations rivales et hautaines,

Ma prudence du moins a suspendu les haines :

Louis à notre roi vient d'accorder sa sœur.

Du trône d'Angleterre à peine possesseur,

Edouard , par mes soins , ne craint plus que la France

S'efl'orce de troubler sa nouvelle puissance.

Voilh ce que j'ai fait, Sammcr ; et je me rois

L'arbitre, la terreur, et le soutien des rois.

Sl'MMER.

Tous ces titres brillans vont s'embellir encore

Des faveurs dont l'amour vous comble et vous honore :

L'bymea d'Élisabelh promise à votre ardeur

WARWICK

L'amonr qu'elle m'inspire est digne d'un grand cœur. Sur le point de former cette union si belle , L'intérêt de mon roi soudain m'éloigna d'elle. Je reviens à ses pieds plus grand , plus glorieux. Quelqu'un vient : C'est le Koi qui marche vers ces lieux. Cours chez Elisabeth j mon ame impatiente Veut bâter le moment de revoir mon amante.

( Summer sort. )

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