‹ Théâtre françaisChapitre 75 sur 184 · ACTE II , SCÈNE III. ,,j · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE III. ,,j

C'en est fuit , l'innocence est proscrite; et lem ni^e Decl.irc, en te frappant , ce cœur trop malheureux. Lorsque la mère, helas ! t'envoyait devant eux, fJle n'a pu penser qu'avec tant d'injustice Jamais.. .

CORtOLAW.

Sicinius demandait mon supplice !

S'd eût fallu l'en croire, on m'aurait condamne A ce trépas infâme aux traîtres destine. L'indulgence de Rome adoucit ma sentence.. . Je suis banni.

vÊturie.

Qui ? toi ! leur appui, leur défense!.. .

TOLUMNIUS.

lo) , que tant de travaux qu'on t'a vu soutenir !.. ,

CORIOLAN

Oui , c'est Ih mon seul crime.. . ils ont dû m'en punir.

VÉTtRlE.

De mes soins , de ion sang, voilà donc le salaire !

CORIOLAiï.

Du moins jusques an bout j'aurai pu vous complaire. Vous avez exige qu'à ce peuple soumis , Coriolan parut devant ses ennemis j Et je vous ai donne , lui rendant cet hommage, De mon obéissance un dernier témoignage. tÉturie.

Ah ! c'est un souvenir qui sert à m'accabler. Qui.. .

CORTOLAW.

Ce n'est pas à moi d'oser vous consoler. Il ne me siérait pas d'apprendre à Veturic, A cette ame intrépide et de vertus nourrie, Comme on cède au destin sans mériter ses coups : C'est une des leçons que je reçus de vous. D'une Romaine ici la force doit paraître.

VÉTURIE.

Ah ! je ne uis que mère. . .

1,2 CORIOLAN

CORIOLAT*.

Il n'est plus temps de l'être.

Vous n'avez plus de fils.

yÉtcrie.

Moi!

CORIOLAW.

Rome l'a voulu :

Rome n'a-t-ellé pas un pouvoir absolu i

VÉTCRIE.

Et pent-rlle effacer ce sacré caractcrc? Won fils!...

CORIOLAN

C'est d'un Romain que vous ctici la mère!. Je ne suis plus Romain.

VÉTURIE.

Qui ! toi , Marcius?

CORIOLAX.

Non.

Ce jour d'an citoyen m'ôie les droits , le nom , Tout.. . je suis un banni.

voLCMMrs.

Ce jenple , en sa furie, Ipnore quelle atteinte il porte à la patiic. Entoure d'ennemis qui viennent l'as^-iéger.. .

COniOLAN.

K'a-t-il pas ses tribuns lont prèls h le venger? Avec Sicinius est-il rien qu'il redoute?

TOLCVKHJS.

I.e temps doit l't'claircr : un jour viendra , sans doute , Que ses- justes remords. . .

CORIOLAJr.

Qu'il s'i-'pnrgiie ce soin ; Jeneles attends pas , et n'en ai pas besoin.

VÉtUR'E.

Quels sont les lieux , htlas ! où ton malheur t'exile ?

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