‹ Théâtre françaisChapitre 85 sur 184 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

AUFIDE, TULLLS; CORIOLAN, en habit guerrier ;

CHEFS VOLSQCES.

ACFIDE.

Mais il paraît.

CORIOLAS.

Tullus, Si vous l'aviez voulu , dans ce moment peut-être De Rome et de son sort le Volsque serait maître. J'ai présumé de lui , ( j'en jugeais par mon cœur ) Qu'il pourrait, plein du feu qui l'avait fait vainqueur, Et dans un si grand jour prodiguant les miracles , Démentir des Romains les orgueilleux oracles. J'embrassais cet espoir : il a pu m'égarer. L'ennemi dans ses murs s'est pressé de rentrer. Lui laissez-vous le temps de les mettre en défense? J'ai soumis mon audace à votre expérience. Jusques à quand, seigneur, retenez-vous mon bras ? La nuit a réparé les forces des soldats. Pour marcber contre Rome ils attendaient l'aurore j Et , si leur général ne les arrête encore, Dans ce même moment l'assaut peut se tenter. Je n'attends que votre ordre, et cours l'exécuter.

TCLLUS.

J'estime en un guerrier la noble impatience, Qui sait, quand il le faut, céder à la prudence. Je difîère mes coups pour les assurer mieux. Croyez que tout Romain m'est assez odieux.

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