‹ Théâtre françaisChapitre 91 sur 184 · SCÈNE VIL VOLUMNILS, ALBIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL VOLUMNILS, ALBIN

TOLUMNIUS.

Jrsoc'ou nous a conduits un sort injurieux?

Vaincus et <k-daignes ! en est-ce assez , ô dieux ?

Kous irompiez-vons , he'ias .' ô vous dont les oracles

Ont au peuple de Mars promis tant de miracles?

Dieux, immortels auteurs de nos prospérités ,

Avec (Joriolan nous avez-vous quittes?

L'horreur est dans nos niins ; il semble qu'un seul homme

Emporte le courage et les forces de Rome.

Trouble par les remords , ce peuple sans appui

S'accuse et croit le ciel iirile contre lui.

Le nial/ieiir qu'on mi'ritc accable davantage.

Si parmi tant de maux que ma douleur partage ,

Je pouvais... mais quedis-je?... oui, ce» beiueux dessem ,

Un dieu lui-même , un dieu le fait naître en mon sein.

J'embrasse avec transport cette unique assistance ,

D-s malheureux Romains la dernière espérance...

Albin , volez Ji Rome , et portes au sénat

lin avis important qui peut sauver l'ctat ,

Qu'en vos fidèles mains la mienne va remettre :

Hâtez l'heureux secours que j'ose m'en promettre.

An conseil a.-,.>emble je vais parler de paix j

De ras:.aut, s'il se peut , retarder les apprêts j

D'un délai précieux ménager l'avaniase ,

Kt vous donner le temps d'achever mon ouvrage..,

Daiç;ne conduire, ô ciel , mes efforts et ses pas.

Tu donnas Marcius à Rome : ah! ne fais pas

Un sinistre fléau d'un mortel tutêlaire,

Et d'un si beau présent un don de ta colère !

riV DC QUATRIÈME ACTE.

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