‹ Théâtre françaisChapitre 90 sur 184 · PROCULE, CORIOLAN, VOLUMNIUS, ALBIN · texte numérisé non relu

PROCULE, CORIOLAN, VOLUMNIUS, ALBIN

PROCULE

Le conseil assemble' , Sous vos ordres, seigneur, vient de ranger l'armcc. Vous la commandez seul : de vos exploits charmée , Elle se flatte enfin , sous un chef tel que vous , De pouvoir aux Romains porter les derniers coups.

CORIOLAN

Ce choix m'est glorieux : mon espoir est le vôtre 5 Mais pourrai-je accepter la dépouille d'un autre? Tullus , qui m'a reçu , devant moi dégradé...

PROCULE

On reproche h Tullus d'avoir seul retardé La chute des Romains par vous seul préparée : En marchant sur vos pas on la croit a,-surée; Et sans doute l'assaut doit leur être fatal Si Coriolaa seul est notre général.

Le conseil vous attend.

CORIOLAÏf.

Je suis prêt à m'y rendre.

( A T^olumnius. ) Ainsi donc de moi seul votre sort va dépendre. L'amitié que mO!i cœur garde à Voluiimius Le voit avec regret du parti des vaincus. Il n'est rien qu'un ami sur moi ne pût prétendre j Mais au nom des Romains il ne doit rien attendre. / Vous savez à quel prix ils obtiendront la paix.

VOLUMNIDS.

Rome, au prix de l'honneur , ne l'achète jamais.

lio CORIOLA.\.

Que plutôt notre perte aujourd'liui se consoniiuc.

CORIOLAN

^Attendez Marcius sur les remparts de Rome.

{Il sort avec Procule. )

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