SCÈNE IV
Deux femmes romaines, FLAVIE , VÉTURIE.
VÉTURIE.
Oui, j'en crois ce grand cœur qui n'a pu se trahir.
Et qui de la nature a reconnu l'empire.
Ciel ! après tant de maux , souflre que je respire :
Laisse rentrer la joie en ce cœur ranimé.
Je retrouve mon fils tel que je- l'ai formé.
Rome est en sûreté : Rome , que j'ai servie ,
Va consacrer ce jour le plus beau de ma vie.
* Je dus , il est trop vrai , le croire évanoui ,
i38 CORIOLAN.
* Ce bonheur dont uion anie a si long-temps jooi. ■* IjC sort veut me payer de cette perle amèrc ,
* Et de C'iriolaa je suis cncor la mtre.
* Que le Volsqae s'obstine en ses projets hautains. *■ Il n'a pins le héros qui faisait ses deslins.
* J'ai rendu Marcins aux Romain'^ , à lui-même,
* El l'on ne doit qu'à moi ce trioiuphe supiême... M.'iis quel bruit cflrayant a place' mes esprits i* Quelque danger, ô ciel! menace-t-il mon fils?...
( yt Flai-ie. ) Ah ! calme mes terreurs , vole , et reviens m'apprcndrc A de nouveaux revers s'il faut encor m'attendre. Va.
( Flawie sort. )