SCÈNE X MAGGIE, GASTON
maggie, seule.
C'est très bien, cent mille actions a 501 francs. Je peux perdre 50 millions. Philippe sera content. Ça ira vite... ça ira très vite... Ce n'est pas difficile du tout de se ruiner. Et c'est très amusant. (Gaston paraît sur la porte.) Ohl qui êtes-vous?
gaston, il a une boîte de pistolets sous le bras. Je vous demande pardon... Je croyais que Philippe...
MAGGIE
Vous êtes photographe? Oh! non, allez-vous en; nous n'en voulons plus !
G-.STON.
Photographe? Mai' ion, Madame. C'est une boîte de pistolets. Je suis le comî'é 3aston d'Arleval. (Il a déposé sa boîte sur une chaise.)
• Oh! vous êtes le mari! Bonjour! Remuez la main. Je connais votre tête.
GASTON
Vous êtes bien aimable. Vous m'excuserez de me présenter d'une façon si...
MAGGIE
Oui, oui. Je connais votre tête. Vous déjeunez chez moi. La comtesse est partie vous chercher chez Gastinne-Renette.
GASTON
Ah! Nous nous serons croisés. Mais je ne vous dérange pas?
Oh ! non! pas du tout. Vous avez une bonne figure. Mettezvous sur une chaise.
GASTON
Je suis enchanté, Madame, de vous être présenté. Vous êtes encore plus charmante que ne le prouvaient vos photographies dans les journaux.
MAGGIE
Monsieur, écoutez. Vous êtes Parisien ? Vous êtes né à Paris ?
GASTON
Je ne suis pas né à Paris, mais je suis Parisien.
MAGGIE
Comment avez-vous fait ça?
Vous dites?
MAGGIE