‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 131 sur 142 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

A misérablement avorté cette nuit.

Ils seront châtiés sans éclat et sans bruit;

Car nous ne voulons pas de martyrs politiques.

MADAME DE MAIK TENON, d'une voix tremblante. Et comment se nommaient ces quatre fanatiques?

LE ROI

Dites : ces criminels. Songez donc ! Dieu puissant ! Oser porter la main sur un prince du sang ! Leurs affreux noms, je les ignore, sur mon âme !

A Louvois.

Ayez donc la bonté de contenter Madame.

LOUVOIS, parcourant un de ses papiers avec une feinte indifférence.

Croix Saint-Paul... Pons. ..Tracy...

MADAME DE H J^ISTES OS , soulagée.

Des inconnus.

LOUVOIS, feignant de clxrcher dans ses papiers.

Pardon !

Il en reste un. Comment, déjà, le nomme-t-on? — Tous, d'ailleurs, subiront la justice sommaire...

232 MADAME DE M A I N T h N O N.

Après un silence,

Samuel de Méran.

MADAME DE MAINTENON, selnant, avec un grand cri.

Ah ! lui !

Elle retombe défaillante sur sa chaise. — Tous se Inent.

LOUVOIS, à l'oreille du Roi, lui montrant la Marquise. C'est bien sa mère !

LE ROI, a part, accablé.

France, pardonne-moi ! Pardonnez-moi, mon Dieu !

Aux ministres, haut.

Que l'exécution, cette nuit même, ait lieu ! A des traîtres jamais grâce n'est accordée.

MADAME DE MAINTENON, d part.

Ciell

LE ROI

Mais, ce soir, Madame est fort incommodée. A demain 1 Vous pouvez sortir, Messieurs. Louvois et les ministres sortent.

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