‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 37 sur 142 · C: O L I. E T E T, d M. de Lnde · texte numérisé non relu

C: O L I. E T E T, d M. de Lnde

Sauf un grand appétit, je n'ai rien apporté. Mais je ne vois pas là de rôti, mon cher comte.

M. DE LUDE, à M^' Scarron, gracieusement. Vous le remplacerez, Madame, par un conte.

MADAME s c A R R o s* , avec une nuance de tristesse.

Votre indulgence est douce à notre pauvreté. Et vous êtes trop bons, Messieurs, en vérité.

COLLETET

Mais vous allez bientôt, Madame, être plus riche.

MADAME SCARRON

Comment cela?

M. DE LUDE

C'est vrai. La reme Anne d'Autriche — Elle l'a dit, du moins, hier à Monsieur Fouquet, Veut oublier le temps où Scarron attaquait Mazarin, et lui rend, en dame débonnaire, Son titre et son brevet de malade ordinaire. Avec ses quinze cents livres de pension, m.

M, DE LAVARDIN

Malepeste ! Il remplit trop bien la fonction.

MADAME SCARRON

Dieu conserve longtemps celle qui nous protège !

M. DE LAVARDIN

Mais nous voulions aller voir passer le cortège Des deux jeunes époux qui sur nous vont régner. Nous ferez- vous l'honneur de nous accompagner?

M. DE LU DE

J'ai mon carrosse en bas pour cette promenade.

MADAME SCARRON

Vous l'oubliez! je suis une garde-malade. Et je reste au logis, presque comme au tombeau. — Pourtant ce jeune roi, que chacun dit si beau, J'aurais voulu le voir, une fois, dans ma vie... N'importe ! Il ne faut pas céder à cette envie : Scarron va revenir, et je dois être ici.

COLLETET, se Inant.

Donc, vous uc venez pas avec nous ?

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