ACTE I, SCÈNE I. IO
LE MARKCHAL.
Mais, morbleu! Nantouillet passa le Rhin.
LE DUC
Pardon !
C'est monsieur d'Heudicourt qui sera grand cordon.
LE MARÉCHAL, bas, au duc.
Quoi! la veuve, après tout, d'un poète burlesque, La femme de Scarron, n'est pas la reine?
LE DUC, de même.
Presque.
De mes conseils, demain, vous me direz merci.
LE CHEVALIER, regardant dans une des allées. Ah ! monsieur de Louvois s'avance par ici.
LE MARÉCHAL, empressé.
Je veux le saluer.
Louvois entre, les yeux baisses et méditant ; il est suivi de Grisard, en costume de ivyage et botte.
LE MARÉCHAL, à part.
Comme il a l'air sinistre !
LE DUC, bas, au maréchal. Un mot ! Ne soyez pas trop chaud près du ministre ; Car la Marquise...
LE MARÉCHAL
Encore !
LE DUC, lui prenant le bras.
Allons-nous en.
LE MARÉCHAL
Je vois !
Le vent ne souffle pas du côté de Louvois.
Les seigneurs saluent respectueusement Louvois, qui descend à l'avant-scène avec Grisard; puis ils se retirent au fond, et peu à peu disparaissent.