ACTE II, SCÈNE II
Sur-le-champ, trois cent mille écus d'or, et vous arme. Quand la guerre civile aura jeté l'alarme. Et lorsque l'étendard levé des protestants Tiendra tout le Midi, Guillaume, en même temps. Au nord, envahissant la Belgique entamée. Apparaîtra, suivi d'une nombreuse armée.
L'Empereur Léopold et le Roi Charles deux Entrent dans notre ligue; et, pour être sûrs d'eux, Nous venons de signer une alliance occulte. Vainqueur, le stathouder rétablit votre culte Et de le maintenir toujours vous fait serment. Il exige de vous pour cela, seulement.
De ne pas désarmer ni quitter la campagne Qu'il n'ait neutralisé, sans les rendre à l'Espagne, Par un traité de paix à la France accordé, Maubeuge, Saint-Omer, Valenciennes, Condé, Et tout le sol sur qui Louis quatorze allègue Le droit qu'il a conquis à la paix de Nimègue.
^ TOUS, avec un long murmure.
Ah!
l'envoyé.
Vous consentirez à ce pacte ; sinon.
Pas un écu sonnant, pas un coup de canon 1
Voyez si vous devez refuser, ou promettre; Mais c'est le dernier mot de mon auguste maître.
Apres le discours de liEmvyê de Hollande, le synode présente un caractère de confusion; puis on commence à distinguer quelques paroles dans le tumulte des entretiens.
UN MEMBRE DU SYNODE
Cette offre est dérisoire.
M. DE TRACY
Ah 1 vous êtes bien prompt.
Il faut y réfléchir.
UN MEMBRE DU SYNODE
Les protestants mourront Tous, avant que de voir mutiler le royaume.
M. DE PONS
Mais, enfin, le pays que réclame Guillaume N'est français que depuis l'an soixante-dix-neut, Après tout.
M. DE TRACY
Oui, le droit de conquête est tout neuf. Acceptons.