‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 12 sur 159 · IV. j · texte numérisé non relu

IV. j

Comprendra ce qu'au jour de la rébellion, Vaudra le lionceau, rien qu'à voir le lion.

GIAN-BATTISTA

Merci, mon Severo, merci! Tu me consoles De mon profond chagrin par ces bonnes paroles. Excuse le vieillard, aux morts presque pareil. Pour moi, la servitude obscurcit le soleil; Pour moi, l'air qu'un tyran respire est délétère; Laisse-moi regagner ma prison volontaire. Loin du spectacle affreux de mon pays en deuil. J'y vivrai, désormais, jusqu'au jour du cercueil. Près de ta sainte mère, en relisant Tacite; Et si j'en sors jamais, comme un mort ressuscite, — duel espoir! — ce sera le jour où mon enfant. Mon Severo, mon fils, en vengeur triomphant, Viendra, parmi les cris où la victoire vibre, M'embrasser sur le seuil, suivi d'un peuple libre!

// gravit les marches de son palais et frappe à la porte atw h marteau i un serviteur la lui ouvre.

O soleil ! je te fais mes adieux aujourd'hui.

Il fait à son fils un dernier signe affectueux.

Au revoir!

SEVERO, seul.

Pauvre père! Allons prier pour lui.

// entre dans la petite église.

ACTEI, SCÈN'EIV I9

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