ACTE V, SCENE III
MARIE, s'k-eiUant.
Qui m'appelle?...
Q.uel doux rêve j'ai fait!... La journce était belle... Le ciel riait... Un grand espoir flottait dans l'air, Et je vis le héros qui marchait dans la mer!... Sa croix de diamant brillait comme une étoile... Il me prit dans ses bras... Sur ma robe de toile. Un moment, j'ai senti son cœur près de mon cœur, Et puis, de son baiser m'env.ihit la chaleur El sa bouche resta sur mon front appuyée !... Le beau rêve!... Pourquoi m'avez-vous éveillée?
Tout en parlant, Marie s'est mise del-out. Elle chancelle. Le Prince la prend dans ses bras pour la soutenir.
LE PRINCE
Et que diras-tu donc, quand tu reconnaitras
Quel est le malheureux qui te tient dans ses bras?
MARIE, le reconnaissant.
Lui !
Elle se jette à ses pieds ; il la relève,
LE PRINCE
Reste sur mon cœur, et viens que je t'y serre ! Nous sommes tous les deux égaux par la misère... Pas même égaux !... Tu peux me juger, pauvre enfant I Car je sens battre en toi le cœur, encor vivant. De mon Ecosse, dont la blessure est mortelle ! Pauvre Ecosse! Dis moi! me pardonnera-t-cUe?
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L'Ecosse ne peut pas juger... Elle t'aim.iit !
LE PRINCE
J'ni courbé tous les fronts.
MARIE
Les âmes restent hautes.