SCÈNE VIII Les Mêmes, moins PORTI
REMZO.
Ou t'a parlé fort tendrement.
SE VEKO.
due m'importe, en un pareil moment!
A nos projets!... Ainsi, pour mourir, pour combattre, Nous allons nous unir, mes amis, tous les quatre?
LES TROIS JEUNES GENS
Oui!
SEVERO , à Ercule.
Le temps presse-t-il ?
ERCOLE
Le roi de France accourt ; Il faut que les Pisans, dans un délai fort court, Soient libres dans leurs murs, l'œil à la barbacanc. Pour aider les Français descendus en Toscane.
SEVERO
Ils le seront ! Le ciel s'écroule sur mon front, Si je n'insurge pas la foule. Ils le seront !
LIPPO
Mais ce peuple endormi sous un joug centenaire,
Il faut le réveiller par un coup de tonnerre;
Faisons, pour enhardir jusqu'au plus timoré,
Un acte sans retour, affreux, désespéré,
Qiii le force au combat, qui lui mette aux entrailles
La rage du succès, l'effroi des représailles,
Et qui donne au bourgeois le cœur d'un vétéran...
SEVERO
Cet acte, quel est-il ?