IV. i
Mais c'est une merveille, uii objet d'art unique, Et qu'eût payé bien cher Laurent le Magnifique...
SANDRINO.
Il ne l'aurait pas eu... Je suis bon gibelin.
ERCOLE
QjLioi ? L'artiste?...
RENZO
Ercole, c'est ce jeune orphelin, Le petit Sandrino, le fils d'un maître orfèvre Q.ui mourut, l'an dernier, de la mauvaise fièvre. Tu juges de son art, — je te sais connaisseur; — II en vit et fait vivre aussi sa grande sœur. L'enfant a du talent, la fille est belle et sage, Et, chez nos jeunes gens, c'est aujourd'hui l'usage De les encourager. Fais comme eux, s'il te plaît.
ERCOLE
Qu'il me cisèle donc bien vite un fin stylet, Avec un collier d'or... C'est un travail qui presse... L'un est pour mon rival, l'autre pour ma maîtresse.
SAXDRINO.
Grand merci, monseigneur.
ERCOLE, à la saur de SanJriuo.
Croix-Dieu ! les beaux regards !
Ils blessent sûrement plus que tous ces poignards. Sur un regard de son frère, la soeur de Sandrino se lèix et rentre dans la ntalton.