‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 79 sur 159 · IV · texte numérisé non relu

IV

Déjà vous vous voyez en habit de cheval, Le sabre au flanc, ayant au corsage une rose... Moi, je songe à Dundee et je songe à Montrose, Je songe à tout le sang déjà versé pour rienl Oh ! sans doute, je suis prêt à donner le mien Sans marchander; cardans nos vieilles seigneuries Nous sommes en naissant cavaliers et tories. Et ce proverbe a cours dans tous les clans du Nord : « Quand Stuart est vaincu, c'est que Fingall est mort...» Mais tous ces pauvres gens!... Elle sera coûteuse. Cette guerre, et je crois la victoire douteuse ; Car je connais, hélas! notre sanglant passé. Nos révoltes toujours ont ainsi commencé Par des cris de triomphe aux lueurs des épées, Et toujours ont fini par des têtes coupées Et des champs de carnage où planent les corbeaux... N'importe! puisqu'on a déployé les drapeaux. Qu'un Stuart est venu, que le pibrock résonne. Nous partirons tous deux, ma vaillante amazone, Nous suivrons les tambours du Prince aventurier, Et votre vieil époux vous tiendra l'étrier.

DORA

Ehbien! moi, je vous crois, Richard, mauvais prophète. Rien ne peut m'empêcher d'avoir le cœur en fête. Dans son parti le Prince a les femmes!... Il a Les femmes! C'est le point imponant. Tout est là... Ces Londonners, des gens de banque et de négoce, Résister à r«ffort de l'héroïque l;cosse?

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