SCÈNE IV
Lord FINGALL, Lady DORA.
DORA, ûîw gaieté.
Ah! cette fois, le sort eh est jeté, Richard, et le devoir est strictement dicté... Plus d'hésitations ni de vainc tristesse! Il faut bien vite armer vos hommes. Son Altesse Vous écrit de sa main — eu quels termes flatteurs! - Que, vous tenant pour un de ses bons serviteurs.
ACTEI, SCEKEIV I29
Elle veut avec vous avoir une entrevue,
Dans une heure, et passer vos troupes en revue.
Laissez donc cet air sombre et ce sourcil fronce,
Milord I car le gros roi Georges sera chasse,
Et moi, je deviendrai... colonelle des gardes!...
Bataille! Je vais donc chiffonner des cocardes.
Pour en mettre au bonnet de chaque montagnard.
Le Prétendant n'est pas un papiste cafard,
Comme ce Jacques deux, qui, pour toute prouesse,
Vint et se contenta de bien sersir la messe.
Le Prince n'a souci, je pense, d'Anglicans
Ni de Romains. Il a ce charme: vingt-cinq ans!
Et bravement, dans l'air, fait siffler son épée.
Soyez jaloux, Richard! mais j'ai l'âme occupée
Du Prince, et veux pour lui combattre les Anglais,
Sur mon poney de chasse, avec des pistolets
Et tout un arsenal de guerre à ma ceinture ;
Et j'ai la passion de ce Roi d'aventure,
Q.ui vient, joyeux, comptant sur sa seule valeur,
Conquérir un pays comme on cueille une fleur.
LORD FINGALL.
O Dora! j'aime tout en vous, ma chère folle,
Et je souris devant votre grâce frivole.
Je craindrais, en calmant cette gentille ardeur.
De vous faire l'effet d'un vieux mari grondeur...
Cependant le moment est grave et difficile,
Et ce n'est pas un jeu que la guerre civile.
Vous y courez, Dora, comme on part pour le bal!