‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 84 sur 159 · ACTE I, SCENE VI I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI I

On nous a trop longtemps traités comme des chiens; L'Anglais reconnaîtra les petits de la louve.

LORD FINGALL.

Dieu soit loué!... Fils de Fingall, je vous retrouve! Donc, aux armes !

LA FOULE

Hurrah !

LE VIEIL ÉNOCn.

Vous courez, insensés.

Vers la défaite et vers les échafauds dressés, Pour un drapeau-fiintôme et pour un discours vide!

Pour un fantôme! O toi, que la peur rend livide

Et dont la lâcheté les empêchait d'agir,

Toi-même, le poltron blême, tu vas rougir!

— Et vous, dont je retrouve, enfin, l'âme hardie.

Vous verrez que ceci n'était point comédie

Et quel noble étendard je menais au tombeau!...

Regardez tous... Le mort se réveille!

// lire Je dessous ses haiUous, fixe sur un bâton et brandit un drapeau rouge, traversé d'une croix blanche, sur lequel sont brodés en lettres d'or ces mots: T.indcm triumphans.

Un drapeau !

Oui, le nouveau drapeau, rouge avec la croix blanche,

Le drapeau des Stuarts, celui de la revanche.

Que je portais, sous mes haillons, par les chemins !,..

Le voici ! Mon enfant l'a cousu de ses mains

Et brodé, par les nuits d'hiver, près de la lampe;

Et mon bâton d'aveugle en fournira la hampe...

C'est lui! c'est le drapeau de notre liberté!

Il surgit de la tombe ! Il est ressuscité !

LA FOULE

Hurrah 1

On entend une marehe battue par (Us lamlvurs et sonnée pat des cornemuses .

UN MONTAGNARD, accourant, à lord Finoall.

Milord, le prince.

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