ACTE T, SCÈNE VII I4I
hoiirs qui jouent un air de tnarclx, et suivi d'une escorte de gentilslximines et de montagiuirds en armes. Lord et Lady Fiiigall ivnt à sa rencontre et s'inclinent devant lui,
LORD FINGALL.
Altesse, dans ma terre, Au noble fils du Roi d'Ecosse et d'Angleterre Ma femme et moi devons, les premiers, faire honneur, Mais tout Fingall vous dit avec moi : Monseigneur, Soyez le bienvenu !
LA FOULE
Vive le Roi !
LE PRINCE
Mon hôte, Aucun clan d'une voix si vaillante et si haute N'a salué son Prince, et, parmi les meilleurs, Aucun n'a par avance arboré mes couleurs. Mon père, Jacques trois, devrait dater son règne D'aujourd'hui, puisqu'on a déployé son enseigne Et que tant de soldats viennent sous son drapeau. Donc, je tire l'épée et jette le fourreau. En guerre!... Pour l'Ecosse et le Roi légitime! Et je veux qu'un Fingall, comme marque d'estime. Tienne toujours à mes côtés cet étendard... // salue le drapeau.
Mais quel est donc celui qui le porte ?
14^ LKS JACOBITES
LORD FIXGALI..
Un vieillard Dont la voix serait mieux que la mienne acclamée, Prince; et vous lui devez, peut-être, votre armée.
LE PRINCE
Et la jolie enfant debout auprès de lui?
LORD FIXGALL.
C'est sa petite-fille et son unique appui.
Pour votre cause et pour votre auguste personne,
Tous deux ont fait beaucoup.
LE PRINCE
Approche donc, mignonne!.
Moi-même je veux mettre, ainsi qu'un fiancé, Un baiser tendre et doux sur ce beau front baissé.
// la bai se au front.
11 me semble que c'est l'tcossc que j'épouse.
LA FOULE
Vive le Roi !
DORA, à part.
Vraiment... je suis presque jalouse.
MARIE, à part.
Ses lèvres!... sur mon front!...
A cru I, sciiNii vil 145
LE PRIX CE, à Jiigiis.
Ht que puis-je pour toi.
\'t-ncrable aïeul ?
Rien!... Rien, que d'être un bon Roi, Ces bandes de héros autour de toi groupées, Tu me les dois. Ma main a semé les cpées; Tu n'as qu'à moissonner, Prince, et qu'à conquérir. Mais, plus tard, songe aux fils de ceux qui vont mourir ; Lorsque tu régneras, que ton cœur compatisse Aux maux des pauvres gens; sois bon, fais-nous justice, O jeune homme, à qui tout un peuple s'est donné; Et souviens-toi, lorsque tu seras couronné Et que tu sentiras le sceptre dans ta paume, du'un mendiant t'a fait l'aumône d'un Royaumw!