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SCÈNE VIII Les mêmes, LE HÉRAUT

OLIVIER

Salut, héraut!

LE HÉRAUT

Salùt à tous !

Je suis porteur d'un bref royal. Lequel de vous Est le seigneur Bertrand Du Guesclin?

DU GUESCLIN", mêlé aux paysans et portant toujours

le petit enfant.

Moi.

Geste d'étonneinent du héraut. Sur un signe d'Olivier, il présente le bref du roi à Du Guesclin.

LE HÉRAUT

Messire, Lisez. Il est pour vous.

DU GUESCLIN

Ah ! je ne sais pas lire.

LE HÉRAUT, lisant.

« Ce jourd'hui, deux avril, l'an de Notre-Seigneur Jésus-Christ treize cent soixante-quatre, honneur

Et salut à celui qui lira ce message !

Comme d'un guerroyeur très vaillant et très sage,

Ayant ouï parler de Bertrand Du Guesclin,

Moi, Charles, roi de France, et me sentant enclin

A le gratifier de ma faveur royale,

Le requiers, invoquant sa féauté loyale

D'homme prudent et sûr et connu comme tel,

De me venir trouver au Louvre, en mon hôtel ! »

Signé : « Charles. »

Aux trompettes.

Sonnez encore une fanfare.

Fanfare.

DU GUESCLIN, au héraut.

C'est bien. J'obéirai.

A part.

Qu'est-ce donc que prépare Ce moine sans le froc qu'on appelle le roi, Pour vouloir s'attacher un soldat comme moi?

OLIVIER, à un page.

Page, qu'on prenne soin du héraut!

LE HÉRAUT

Merci, comte !

Je repars.

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