‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 146 sur 214 · LE ROI, DU GUESCLIN · texte numérisé non relu

LE ROI, DU GUESCLIN

LE ROI

Merci d'être venu sans retard, capitaine !

Car cet empressement me prouve un cœur féal.

DU GUESCLIN, avec réserve.

Je vous le devais, Sire, étant votre vassal,

Puisque Charles de Blois, dont je suis l'homme lige,

Comme duc de Bretagne, à vous servir s'oblige.

LE ROI

Soit! J'espère pourtant que vous venez me voir Un peu plus par estime encor que par devoir.

DU GUESCLIN, de même.

Je sais ce que je dois, Messire, au Roi de France, Et j'ai pour lui la plus entière révérence.

LE ROI, à part.

Le début promet peu.

Haut, et se levant.

Sire Bertrand, les rois, Qui tiennent de Dieu seul leur couronne et leurs droits,

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