ACTE III, SCÈNE II
LORD JOHN CHANDOS
Si l'assaut manque, soit! nous emploîrons la faim; Mais c'est à contre-cœur, vous clis-je, car enfin — Je ne prends pas souci de votre affaire intime — Cet Olivier a su mériter mon estime ; Et contre un tel vaillant, je ne puis l'oublier, La famine n'est pas l'arme d'un chevalier.
LE BATARD
Mais, mylord...
LORD JOHN CHANDOS, impérieusement.
. C'est assez!
Au capitaine.
Vos machines sont prêtes, Capitaine?
LE CAPITAINE
Oui, mylord, et nous aussi.
LORD JOHN CHANDOS
Vous êtes Sûr de vos hommes?
LE CAPITAINE
Sûr.
LORD JOHN CHANDOS
Bon ! .
Cet assaut, pour quand?
LORD JOHN CHANDOS
Au petit jour.
LE CAPITAINE
C'est bien.
LORD JOHN CHANDOS
Et quoi de neuf au camp?
LE CAPITAINE
Rien. Quelques paysans, arrêtés sur la route, Armés sous leurs sarraux et qui voulaient sans doute Pénétrer dans la ville.
LORD JOHN CHANDOS
Et qu'en avez-vous fait?
LE CAPITAINE
Ils sont là. Tout d'abord j'ai pensé qu'on devait Les brancher...
LORD JOHN CHANDOS
Auraient-ils fait de l'espionnage?
LE CAPITAINE, légèrement.
Non! mais comme ils rôdaient dans tout le voisinage