ACTE III, SCÈNE IV. l
DU G U E S C L I N, avec terreur.
Grand Dieu!
On entend au luin un roulement de tambour. LE CAPITAINE.
Garçons, le couvre-feu! Ça, renvoyez les femmes.
PATRICK
Ah! sitôt!
Les ribaudes sortent.
LE CAPITAINE
Éteignons les torches et les flammes,
Et qu'on se couche
DU GUESCLIN, à part.
Enfin!
PATRICK
Je vais rêver de toi,
Liénarde!
LE CAPITAINE, à Du Guesclin, qui s'étend sur la paille avec Alain.
Marchand, tache de rester coi Sur ta litière. Et vous, mes braves, à vos tentes! — Ne cherche pas à fuir, toi, car si tu le tentes, D'un carreau d'arbalète envoyé dextrement...
Montrant la sentinelle.
Ce garçon t'ouvrira le ciel, sans sacrement.
A la sentinelle.
Tu m'entends ! Bonne nuit, mes enfants, et qu'on veille!
Le capitaine sort. — Les soldats rentrent sous leurs tentes. — La scène est très faiblement éclairée par le foyer mourant. — Du Guesclin et Alain sont couchés dans la paille, à droite. — La sentinelle veille auprès des machines et se promène de long en large. — Profond silence.