‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 191 sur 214 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

THIBAUD, DU GUESCLLX, CLOTILDE, OLI- VIER, le bras en écharpe, H 0 MM ES D'ARMES, PAGES portant des torches, FEMMES de la suite de Clotilde.

THIBAUD, à Du Gucsclin.

Messire, tout est prêt pour la veille des armes.

DU GUESCLIN

Rien, Thibaud! laisse-nous.

A Olivier.

Comment! ami! des larmes?

OLIVIER, tristement.

Hélas! tu connais trop le souci qui me mord :

Tu vas armer Alain chevalier, et la mort

Se réjouit... Puissé-je être mauvais prophète!

Enfin, mon Seigneur Dieu, ta volonté soit faite!

A Du Guesclin.

Que devient ton armée?

DU GUESCLIN

Elle approche. Mes gens, Dès l'aube, livreront bataille aux assiégeants, Tandis que nous ferons une rude sortie, Et je compte gagner cette fois la partie.

OLIVIER

Espérons-le. Pour moi, mon devoir est tracé. Je puis me battre encor, quoique je sois blessé, Et, parmi la mêlée affreuse où la mort fauche, Je veux du moins couvrir Alain de mon bras gauche.

DU GUESCLIN

Va! pour le protéger, tu ne seras pas seul. Mais voici notre Alain.

Entro Alain, nu-tî'te et tout vêtu de blanc.

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