‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 197 sur 214 · SCÈNE VI ALAIN, OLIVIER, CLOT1LDE, femmes · texte numérisé non relu

SCÈNE VI ALAIN, OLIVIER, CLOT1LDE, femmes

ALAIN, courant se jeter aux pieds de smii frère.

Ah ! pardon à genoux! je ne suis qu'un infâme, Un criminel ! Mais Dieu vient d'éclairer mou âme, Et je connais enfin ta sublime amitié ! Je suis un misérable, indigne de pitié !

OLIVIER, avec tendresse.

Alain, relève-toi.

Non, Olivier, ma place Est à tes pieds.

OLIVIER, le relevant.

Enfant, viens donc que je t'embrasse !

Tu souffrais, et je n'ai rien à te pardonner.

ALAIN

Ton projet de mourir, tu vas l'abandonner, Frère, je ne veux pas que tu te sacrifies ! Côte à côte, à présent, nous risquerons nos vies. Et la mort, la stérile épouse au flanc glacé, Entre nous deux pourra choisir son fiancé.

OLIVIER, à part.

Il sait tout !

ALAIN, à Clotilde, lentement et tristement.

Quant à vous que j'aimais, ma folie Est passée ! Oubliez, ainsi que moi j'oublie, Ce rêve malheureux qui nous fit souffrir tous. Aimez bien Olivier; il est digne de vous ; C'est un cœur de héros. — Quant à moi, le poète, Le rêveur, traitez-moi tous les deux comme on traite Un enfant maladif et toujours mécontent Qui fait pleurer sa mère et l'aime bien pourtant.

CLOTILDE, lui tendant la main.

Cette épreuve a rendu notre amitié meilleure, Alain.

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