‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 207 sur 214 · ÉPILOGUE, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE, SCÈNE I

— Gagnez donc vingt combats, forcez donc cent bastilles, Sauvez donc la patrie!... Un beau jour, que dit-on? Que vous avez le cœur moins français que breton ! Que sais-je?... Votre roi, de qui l'âme est trompée, Vous accuse. On s'indigne, on lui rend son épée De connétable, on songe à l'exil... et l'on part. Pourtant sur le chemin se dresse ce rempart, Le château de Randon où l'Anglais tient encore. Frémissant de revoir l'étendard qu'il abhorre, Le héros méconnu n'ira pas plus loin. Non! Il l'assiège, il prétend y planter son pennon, Et, par ce dernier coup où sa vaillance éclate, Donner un dernier tort à la patrie ingrate.

Un silence.

En aura-t-il le temps ?

Au médecin.

Eh bien, qu'en dites-vous, Maître, et comment est-il?

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