‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 209 sur 214 · ÉPILOGUE, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE, SCÈNE I

ALAIN, aidant Du Gucsclin à se rasseoir.

Seyez-vous, monseigneur, je vous prie.

DU GUESCLIN, assis, regardant Alain avec tendresse.

Ah! c'est toi, mon Alain. Ta jeunesse fleurie M'est douce, ton regard naïf me fait du bien. C'est que, vois-tu! le vieux soldat, plus bon à rien, Dans le fond de son cœur à l'amertume en proie, Gardait encor l'espoir d'une suprême joie, 0 fils de mon ami, mon page familier, Celle de vivre assez pour t' armer chevalier.

A Olivier.

Olivier, je le vois, c'était une chimère.

A Alain, en L'embrassant.

Je t'aime, car je songe à ta vaillante mère, Puis à cet autre Alain, mon jeune compagnon, Qui te ressemblait tant et qui portait ton nom.

Rêveur, avec une profonde mélancolie.

Oh! quel passé lointain, hélas! el que de lombes!

OLIVIER

Bertrand, secoue un peu la tristesse où tu tombes. Je ne reconnais point ton ancienne vertu.

Courage !

DU GUESCLIN

Non! je sens que c'est la fin, vois-tu ! Je manque d'air ici... Cette tente fermée M'étouffe... Ouvrez! ouvrez! Je veux voir mon armée!,

Les rideaux de la tente s'ouvrent largement au fond. On aperçoit le camp, et plus loin le château assiégé. Une foule de capitaines et d'hommes d'armes envahit le théâtre.

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