‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 49 sur 214 · SCENE III JULIEN · texte numérisé non relu

SCENE III JULIEN

Il part, la joie au cœur, la chanson clans la bouche;

Et moi, suis-je bien sûr de ma vertu farouche?

Ai-je bien répondu toute la vérité,

Et son tableau brutal ne m'a-t-il pas tenté ?

— Quelle étrange langueur flotte donc dans l'espace !

Le nocturne regard d'une femme qui passe,

Ou la rencontre faite, à l'ombre des chemins,

Des amoureux ravis qui se tiennent les mains

Et vont en se parlant tendrement à l'oreille,

Ne m'ont jamais causé d'émotion pareille.

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