‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 48 sur 214 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

Qui trouve tes yeux doux, bien ! nous vous marierons, Et j'offre aux épousés le cidre et les marrons.

JULIEN

Je ne puis. — Mais, vraiment, cet amour est le vôtre? Prendre celle qu'on vit, la veille, au bras d'un autre, Et la laisser ensuite à quelque amant nouveau?

L'ÉTUDIANT

Jamais ces visions ne troublent mon cerveau.

JULIEN, rêveur.

Moi, si j'aime une fois, ce sera pour la vie !

L'ÉTUDIANT

Ah! ceci, c'est de la haute philosophie. Je suis d'une autre humeur. Je laisse quelquefois La pipe que je fume et le verre où je bois, Et, lorsque je reviens, je ne suis pas sévère Si quelqu'un a fumé ma pipe et bu mon verre.

JULIEN

Grand merci !

L'ÉTUDIANT

Bah ! je sais qui te convertira.

Me suis-tu, Julien?

JULIEN

Non.

L'ÉTUDIAIST.

Comme il te plaira.

Il sort en chantant :

Messieurs les étudiants S'en vont à la Chaumière Pour y danser l'cancan...

Sa voix se perd dans le lointain.

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