ACTE I, SCÈNE V
J'ornerai vos cheveux avec des liserons; Et, l'appétit venu, joyeux nous trouverons...
LOUISE
Dans le petit panier de quoi le satisfaire.
JULIEN
Enfin, si l'on n'est pas toujours aussi sévère, Le soir, par les sentiers ténébreux, au retour, Peut-être on permettra que je parle d'amour.
LOUISE
Mais observerez-vous la réserve promise?
Vous contenterez-vous de l'amitié permise? Vous êtes sincère, oui ! mais si je voulais bien, Ici même, à présent, vous exigeriez...
JULIEN
Rien, One l'espoir de bientôt vous revoir.
LOUISE
JULIEN
Quand ?
LOUISE
Mais, sans doute.
Lorsque vous voudrez.
JULIEN
Votre logis !
LOUISE
La route, Vous allez la connaître en me reconduisant. Et puis, nous causerons encor, chemin faisant; Car je ne suis pas bien convaincue, et j'hésite.
JULIEN
Bah ! dès demain matin, je vous fais ma visite Et nous arrêterons, comme premier essai, Le jour d'une partie au bois de Viroflay.
Donnez-moi votre bras. Je suis toute confuse, Car mon désir consent, si ma bouche refuse, Et je me fie à vous entièrement.
JULIEN
Merci.
Quel est votre chemin, mignonne ?
LOUISE
Par ici.
La voix de l'étudiant chantant dans le lointain :
Quand on n'a plus d'argent, On écrit à son père