‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 98 sur 214 · PROLOGUE, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCÈNE VII

LA COMTESSE

Du secours !

OLIVIER

Vite, vite ! Allez quérir le prêtre, Car on amène ici mon père moribond.

Aux vassaux qui sont entrés avec lui.

Et nous tous, aux remparts, amis ! Levez le pont ! Quiconque ne vient pas mourir se déshonore. L'Anglais vainqueur nous suit.

HUGUES, avec un grand cri.

L'Anglais !

Le comte Engucrranri de Mauny, tout sanglant, à demi dépouillé de ses armes et soutenu par deux soldats, parait au fond. La comtesse accourt à sa rencontre. Quelques hommes d'armes, portant les traces du combat, entrent à la suite du comte et se mêlent à la foule des vassaux qui envahit la scène. — Moment de silence. — Le blessé, qu'on a dé-posé' sur le banc, se soulève, et, d'une voix profonde :

LE COMTE

Vaincus encore!

Vaincus toujours !

Mon père !

LE COMTE

Oui, va î mon n ible fils î

Heureux, trois fois heureux le jour où je te fis !

Tu restes brave, toi, quand tout le monde est lâche.

OLIVIER

Père, l'Anglais approche.

LE COMTE

Eh bien donc, fais ta tâche!

Ce château peut tenir deux mois. Si les Anglais Veulent donner l'assaut, enfant, repousse-les. Ils viendront se briser contre nos citadelles... Où les cœurs ont faibli, les murs seront fidèles.

OLIVIER

Aux créneaux, compagnons !

Il sort avec les hommes d'armes et les vassaux.

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